Publié par : gaudan75 | novembre 27, 2009

Pérou

 

 

 

J’attendais ce séjour de deux semaines au Pérou avec impatience. C’est en effet la première fois que je mettais les pieds en Amérique du Sud. Accompagné d’un ami français, Xavier, j’arrivais donc l’esprit gonflé à bloc dans la fameuse Vallée Sacrée des Incas, imaginant de mystérieuses cités perchées sur des cîmes inaccessibles….

En fait, première surprise : si Cuzco et sa région ne se situent généralement pas en-dessous des 3,000 m d’altitude, on a rarement l’impression d’être très haut. Le paysage se compose de montagnes aux formes plutôt arrondies, faisant penser aux montagnes moyennes des Alpes, voire même parfois à la Provence.

Deuxième surprise : les ruines incas restent généralement assez décevantes. La première fois, ces grands murs composés de grosses pierres parfaitement agencées sans l’aide de ciment impressionnent, évidemment. Mais les sites se ressemblent tous et à la longue, à moins d’être connaisseur, cela devient assez répétitif. Il faut dire aussi que les Conquistadores espagnols se sont ingéniés à détruire ce qu’ils pouvaient et à cacher les restes en tant que fondations d’églises ou de maisons…

Je mettrais néanmoins à part le Machu Picchu. Le site est considéré comme l’une des 7 nouvelles merveilles du monde et honnêtement, le titre n’est pas volé. Il vaut à lui seul le voyage au Pérou. C’est assez difficile d’expliquer ce que l’on ressent là-bas. C’est presque spirituel. Le mieux, c’est d’y aller vous-même, mais surtout allez-y avant 9h du matin. Après, le site se remplit de touristes et perd un peu de sa magie.

Les Péruviens que nous avons rencontrés, quoique polis, se sont montrés généralement assez fermés. On reste des Gringos, après tout! Imaginez un peu le capitaine Haddock dans le Temple du Soleil. A chacune de ses questions, il se voit répondre un “No sé” poli, mais ferme. Cela n’empêche pas de faire des rencontres extraordinaires dès lors que l’on prend le temps pour les manouevres d’approche. A cet égard, je tiens à saluer le talent indéniable de Xavier. Il fallait le voir discuter de tout et de rien, dans un espagnol impeccable mâtiné de quechua. Un sens du contact incroyable avec tout le monde, petits ou grands, citadins ou paysans. Un vrai Antoine de Maximy en puissance (le présentateur-réalisateur de l’émission “Si j’allais dormir chez vous”)! Merci Xavier pour ces deux semaines passées sur les routes incas, cela fait plaisir de bourlinguer avec quelqu’un qui a la même conception du voyage que soi!

Dans la Vallée Sacrée, lieu hyper touristique s’il en est, le mot “Gringo” semble accroché sur le front du touriste occidental. Sollicitations et arnaques diverses sont au rendez-vous, attention. Même le vol pur et simple. Le plus grand voleur étant sans doute l’Etat péruvien lui-même : il fait payer l’accès en train (seul accès possible) au Machu Picchu 67 euros pour les étrangers… contre 2 euros seulement aux Péruviens.

En parlant de l’Etat péruvien, les journaux et le monde politique se passionnaient pour une prétendue affaire d’espionnage menée par le gouvernement chilien au Pérou. C’était un manège incessant à la télé d’hommes politiques brandissant des menaces diverses. Comme si le Pérou avait des secrets militaires à cacher. Une vaste escroquerie, sans doute destinée à détourner le peuple d’autres préoccupations. Escroquerie orchestrée par le président Alan Garcia, dont on ne saurait dire, en le regardant à la télé, s’il s’agit du chef d’Etat en exercice ou du chef de la pègre locale. Remarquez, il ne faut pas se plaindre, pour une fois que les Péruviens élisent un “Indigeno” et non un Espagnol… ou bien même un Japonais, comme l’ancien président Fujimori, issu de l’importante minorité nippone. D’ailleurs, il dort actuellement en prison pour corruption, mais ne vous inquiétez pas : sa fille Keiko se présente aux prochaines élections pour le faire libérer.

L’espagnol se parle très distinctement au Pérou, plus qu’en Espagne je dirais! Mais les Péruviens utilisent des mots qu’on n’emploierait jamais en Espagne. Par exemple, “cancelar su boleto” ne veut pas dire “annuler son bolet”, mais “payer son ticket”. Un “chifa” est un restaurant chinois, et il y en a partout, même dans les endroits les plus reculés, bien qu’ils soient rarement tenus par des Chinois eux-mêmes.

Je terminerais en parlant de deux villes, mes deux meilleures surprises au Pérou sans doute. Ayacucho, d’abord. C’est une ville située totalement en dehors des circuits touristiques (on ne sent presque pas Gringo là-bas, c’est dire!). La raison tient au fait que c’est l’ancienne ville-repère du Sentier Lumineux, mouvement maoïste des années 80 qui prétendait amener la révolution en massacrant la population locale. Cela a eu au moins pour effet de préserver Ayacucho du tourisme de masse… au moins pour l’instant.

Et puis, Lima surtout! C’est une ville magnifique, d’autant que je ne m’y attendais pas. Les Espagnols en avaient fait leur capitale de fait en Amérique du Sud, et cela se voit, avec toutes ses maisons aux balcons à la sévillane. Les églises sont magnifiques et il y en a partout. De plus, s’est développé un quartier moderne (Miraflores), avec restaurants, cafés et animations à faire le bonheur de tout touriste occidental fatigué par deux semaines passées sur les (mauvaises) routes du pays. Un voyage au Pérou ne peut se concevoir sans passer par Lima!

Prochain article : le Chili!

Signé : Señor Gringo

Publié par : gaudan75 | novembre 22, 2009

Afrique du Sud

L’Afrique du Sud, le pays où toutes les avenues importantes s’appellent “Nelson Mandela Drive”!

Je suis resté deux semaines dans ce pays certes intéressant, mais à qui il manque peut-être de ce petit quelque chose d’authentique, par exemple dans l’urbanisme et la cuisine. Comme la plupart des pays anglo-saxons?

Justement, c’est un pays qui peut rappeler les Etats-Unis, avec des grandes étendues souvent désertiques et des villes modernes… sauf que la plupart, même les gros villages de campagne, ont leurs “townships”, héritage de l’apartheid…

Il y a quelques villes “anciennes”, c’est à dire fondées il y a plus de deux cents ans, souvent par les colons hollandais, les Boers. Citons Graaf-Reinet et Stellenbosch. Cela donne des villes dont quelques maisons peuvent rappeler la campagne hollandaise. Citons aussi Franschhoek (le coin des Français), créée par des descendants de colons français, à l’origine de la viticulture sud-africaine (qui couvre désormais toute la région du Cap).

Ce que l’Afrique du Sud a de plus tragiquement intéressant, c’est sans doute son histoire moderne. Les Hollandais ont été les premiers à coloniser le Cap (les Boers), suivis des Anglais au XIXe siècle, qui ont poussé les Boers à quitter le Cap pour les régions agricoles de l’intérieur du pays (le fameux Grand Trek). Tout ce petit monde cohabitait plus ou moins harmonieusement jusqu’à ce qu’on trouve des diamants vers 1880 en plein territoire des Boers. Cela a déclenché l’avidité des Anglais, qui n’ont pas hésité à déclarer la guerre aux Boers (1898-1902). A cette occasion, ils ont même créé le concept de camp de concentration (eh oui, ce ne sont pas les Allemands). Un musée à Bloemfontein explique très bien cette période triste de l’histoire. Et le XXe siècle a été marqué par la politique d’apartheid envers les Noirs, que tout le monde connaît…

Un pays où il y a à peine un siècle, les uns mettaient les autres en camp de concentration, puis ensuite ensemble ont appliqué une politique de ségrégation envers la troisième composante de la population : on peut imaginer les difficultés de ce pays à se construire en tant que nation. Vu sous cet angle, le pays peut même sembler étonnamment calme.

A ce sujet, si Johannesburg semble être une ville réellement dangereuse (c’est ce qu’on m’a dit, je n’y suis pas allé), il me semble exagéré de parler d’insécurité pour le reste du pays. De jour, aucun problème. De nuit, on m’a conseillé de ne pas sortir dans les grandes villes, non pas que toutes les rues soient des coupe-gorge, mais parce que quelques jeunes traînent dans certaines rues prêts à voler les gens pour s’acheter de la drogue, et qu’en tant que touriste on ne connaît pas ces rues (très limitées) à éviter.

Au contraire, les gens se montrent très souvent prévenants et aimables à l’attention des touristes.

La grande affaire actuellement en Afrique du Sud, c’est la Coupe du Monde, que le pays organisera à partir de juin prochain (compétition à laquelle participera la France après avoir honteusement volé les Irlandais…). On en parle partout, dans les rues, à la télévision, à la radio. Mais le pays n’est pas très optimiste : on estime qu’atteindre les 1/4 de finales serait déjà un bon résultat.

Je ne peux pas terminer cet article sur l’Afrique du Sud sans parler du Cap. Ce n’est pas une ville qui brille par sa beauté, mais par son emplacement, peut-être unique au monde : au bord de la mer, mais surplombé par une énorme montagne plate culminant à plus de 1000 mètres, à quelques dizaines de kms de l’un des points les plus stratégiques du globe (le Cap de Bonne Espérance, qui contrôle le passage vers l’Océan Indien). Cela donne à cette ville quelque chose que je définirais comme une énergie mystérieuse, que l’on peut retrouver à Gibraltar, ville à laquelle elle ressemble d’ailleurs étrangement, de par sa disposition géographique et stratégique.

Voilà, c’en est fini de l’Afrique! Prochain article : le Pérou!

Publié par : gaudan75 | novembre 6, 2009

Lesotho

074-Lesotho central063-Thaba-Tseka087-Katse Dam053-Thaba-Tseka

035-Rose & Kennedy

 062-Victor Cuevas

094-Meg Orazio

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Maseru Bridge, principal poste frontiere entre l’Afrique du Sud et le Lesotho… Autant j’ai creve de chaud pendant mes trois premieres semaines en Afrique, autant le temps s’est singulierement rafraichi aujourd’hui. La pluie commence a tomber, se transformant rapidement en trombes d’eau. Le poste frontiere, ou regne un desordre singulier, se trouve soudain plonge dans une brume quasi-automnale. J’aurais presque pu passer inapercu.

A peine la frontiere passee au volant de la voiture que j’ai louee a Bloemfontein, la nuit fait egalement son apparition, au milieu des trombes d’eau. Dans l’obscurite, je crois deviner des maisons basses. Ce n’est pas que Maseru, capitale-ville frontiere du Lesotho, manque de lampadaires, mais les trois quarts semblent hors d’etat. Me voila plonge brusquement dans l’inquietante nuit basotho!

Ma premiere rencontre : Rose et Kennedy (elle americaine, lui basotho), couple dont mon contact “couchsurfer” au Botswana m’avait donne les coordonnees. Ils tiennent un lodge pour backpackers a quelques kilometres de Maseru, mais s’occupent surtout d’une ecole primaire pour orphelins dont les parents sont morts du Sida. Le probleme est aussi grave qu’au Botswana, et des ecoles de ce type sont legion dans tout le pays… Tant que les grands-parents sont la pour s’occuper des enfants, cela va encore. Apres, la solidite des liens familiaux dans la region fait que les enfants se retrouvent toujours chez un grand oncle ou cousin eloigne, ce qui n’empeche pas pour autant les abus, comme le montre le nombre grandissant d’associations pour la protection des mineurs…

Rose et Kennedy ont ete des hotes passionnants. J’ai beaucoup ecoute ce qu’ils avaient a dire sur le Lesotho et plus generalement l’Afrique. Ils ne sont pas tres optimistes, mais caressent l’espoir que le developpement de l’Afrique passera par l’education et les investissements. Car a l’heure actuelle, meme si l’ecole est officiellement obligatoire, peu de parents voient l’interet d’investir dans l’education de leurs enfants puisque cela ne debouche sur rien bien souvent (le taux de chomage au Lesotho, et dans beaucoup de pays d’Afrique, approche les 40%). Certes, les investissements existent au Lesotho. A 100% par les Chinois, et presque tous dans la confection. Mais il s’agit juste de construire des usines pour contourner les regles protectionnistes americaines dans le domaine. Une fois que les Americains s’apercoivent du subterfuge, les Chinois ferment aussitot les usines, renvoyant brusquement dans la misere les ouvriers basotho qui y travaillaient. Autant dire que ce n’est pas ce genre d’investissements dont a besoin le Lesotho.

Nous avons eu des conversations passionnantes donc, dans la decidemment tres inquietante nuit basotho (au premier rang des mauvaises rencontres a ne pas faire la nuit : les chiens, dresses pour attaquer tous ceux qui approcheraient le betail, puis ensuite les Basothos sortant emmeches des petits bars locaux, puis enfin… tous ceux qui profitent de la nuit noire et surtout du laxisme de la police locale pour regler personnellement… et de facon definitive, les querelles de voisinage).

Je suis reste deux jours avec Rose et Kennedy. Puis ensuite, grace a Couchsurfing, j’ai passe une nuit chez Vic, puis chez Meg, au fin fond du Lesotho profond, dans des villages de montagne. Meg et Vic sont Americains, volontaires de la Peace Corp (sorte d’organisation gouvernementale americaine oeuvrant pour le developpement scolaire dans les pays en voie de developpement). En plus d’etre franchement sympathiques et ouverts, j’ai ete sincerement impressionne par Meg et Vic. C’est tres impressionnant de voir comment ils ont ete capables avec simplicite de quitter leur confort de vie americain pour se melanger tres naturellement a la vie locale basotho (tous les Peace Corp Volunteers vivent au sein d’une famille locale “adoptive”), et leur volonte d’aider les gens. Inutile de dire que j’ai ete recu par eux comme un inconnu peut difficilement ‘etre mieux recu, mais cela va sans dire de la part de gens de cette trempe.

Le Lesotho se revele etre un pays tres montagneux qui n’est pas sans rappeler les Alpes. Malgre un timing assez serre (quel dommage que je n’ai prevu que quatre jours dans ce pays magnifique!), j’ai eu le temps de faire une petite randonnee dans les montagnes avec Vic. Quel bonheur, les montagnes, le bruit de cloches des vaches au loin… Je me croyais presque a Morzine, si ce n’est que les montagnes du Lesotho sont presque toutes depourvues d’arbres.

Les Basotho que j’ai pu rencontrer grace a Meg et Vic etaient tres gentils. La mere “adoptive” de Meg m’a meme donne un nom basotho : Thabiso, qui semble signifier “Sois heureux avec moi”. Nom curieux, mais qui semble en tous cas tres positif!

C’est avec beaucoup de regrets que j’ai repasse la frontiere de Maseru Bridge dans l’autre sens, dimanche soir. Je serais bien reste au moins une semaine de plus. Vous l’aurez compris : le Lesotho est le pays qui m’a le plus plu pour l’instant.

Publié par : gaudan75 | novembre 5, 2009

Botswana

07-Gaborone

02-Sheldon & Gudrun Weeks

Je ne suis reste guere plus qu’une journee dans ce pays : le temps de venir de Namibie et de passer la nuit dans la capitale, Gaborone. On ne peut pas dire que Gaborone ait beaucoup de tresors caches, mais c’est une ville tres animee et d’aucuns disent que c’est la capitale africaine la plus agreable a vivre.

Le Botswana reste un pays meconnu, qui possede pourtant trois records mondiaux :

- Le premier est tres positif. Le Botswana a le record mondial de croissance economique sur la periode 1960-2009. Il faut dire qu’en 1960, date de leur independance, ils partaient de rien (c’etait l’un des pays les plus pauvres au monde). Mais grace a une gestion saine fondee sur l’education et surtout a la decouverte de mines de diamants, le pays s’est hisse au niveau des pays africains les plus developpes. Malheureusement, les choses sont peut-etre en train de se gater. La corruption semble gagner du terrain et l’actuel president (pourtant le fils du heros de l’independance) est en train de cadenasser le pays.

- Le second est plutot rigolo. En fait, c’est un record qui ne s’est jamais produit, mais qui a failli arriver. Avant l’independance, les Anglais geraient le pays de Mafikeng, ville situee en… Afrique du Sud. A l’independance, rien n’etait prevu a ce sujet, puis finalement Gaborone a ete choisie. Le Botswana a donc failli etre le seul pays du monde a avoir sa capitale… en dehors de ses frontieres!

- Le troisieme est par contre triste. Le Botswana detient le record mondial du nombre de seropositifs par rapport a la population totale (rien moins que 40%…). C’est un fleau qui touche egalement tous les pays d’Afrique australe. Renseignements pris, la raison viendrait du fait que la grande majorite de la population masculine du pays travaille dans les mines en Afrique du Sud, ou ils attrapent le Sida en frequentant des filles malades. De retour au pays, ils transmettent la maladie non seulement a leur femme, mais aussi a leurs maitresses (la structure sociale restant tres polygame). D’ou une croissance exponentielle de la maladie. 40% de la population, c’est la generation des 20-50 ans pratiquement decimee, laissant des dizaines de milliers d’orphelins dont s’occupent tant bien que mal leurs grands-parents.

Sinon, pour revenir a mon voyage, j’ai ete accueilli a Gaborone par mes premiers “Couchsurfers” : un adorable couple de retraites americains installes au Botswana. Ils ont passe leur vie a voyager a travers le monde (dans le milieu de l’enseignement universitaire). Un “tour-du-mondiste’ qui rencontre un couple aussi “international” : on ne pouvait que bien s’entendre!

Publié par : gaudan75 | octobre 24, 2009

Namibie : ses habitants

…Desole, pour cet article, il n’y aura pas de photos : les temps de telechargement sont vraiment trop, trop longs dans le cyber-cafe dans lequel je suis!

Au premier abord, en Namibie, les Namibiens semblent un peu “absents du paysage”. Deja, ils sont a peine 2 millions pour un pays une fois et demi plus grand que la France. On peut faire 100 kms sans rencontrer ni ame qui vive. Et lorsqu’on arrive dans une “ville”, il s’agit bien souvent de 1o maisons qui se battent en duel.

Incontestablement, la Namibie a un petit cote Far-West.

Lorsqu’on pousse la porte des lodges, guest farms et rest camps qui forment la majorite des etablissements d’hebergement du pays, on a souvent l’impression de debarquer en Allemagne, que ce soit a cause des touristes (les Allemands representent au moins 80% du total) ou des proprietaires (souvent descendants des anciens colons allemands).

Dans les villages, ce sont bien-sur les populations noires qui predominent. Il semble y avoir beaucoup d’ethnies differentes, et la langue de communication entre elles semble etre l’afrikans, bien plus que l’anglais, ce qui semble etonnant quand on sait que c’est la langue de l’ancien envahisseur sud-africain et surtout la langue de l’apartheid…

D’un point de vue plus concret, je retiens deux grandes rencontres lors de ce sejour en Namibie : une directrice d’ecole et ses eleves dans une ecole perdue dans la contree himba (ethnie qui est restee tres proche de ses racines multi-centenaires). Eh oui, Christophe, j’ai refait le meme coup qu’en Inde!

Ja, la directrice a semble tres curieuse de savoir a quoi ressemblait une salle de classe en France. Pourrais-tu m’envoyer une photo d’une de tes classes? Ca lui ferait tres plaisir.

La deuxieme remcontre : un couple, lui Namibien, elle Allemande, puits de science inepuisable sur la Namibie et la connaissance de ses animaux.

Voila, je suis arrive a la fin de mon periple namibien… Honnetement, j’ai encore beaucoup de mal a me rendre compte que je demarre un tour du monde. Cela dit, c’est vrai que la Namibie, c’etait du tourisme finalement assez chic, comme certains d’entre vous semblent l’avoir remarque! C’est un pays assez peu fait pour les backpackers, ne serait-ce a cause du prix de l’hebergement et du manque de structures pour “routards”.

La vraie aventure devrait commencer maintenant : vie au jour le jour, contre-temps imprevus, petites (ou grosses) galeres. Je devrais davantage me sentir dans mon element.

Destination des deux prochaines semaines : Botswana, Afrique du Sud, Lesotho. J’essaierai de mettre a jour le blog des que possible, mais ca ddependra encore une fois des acces a Internet que j’aurai. Je ferai de mon mieux…

A bientot!

Publié par : gaudan75 | octobre 24, 2009

Namibie : animaux et paysages

 

043-Etosha

 

034-Etosha204-Miracle de la nature!117-Grootberg Mountains

 

 

 

 

 

 

 

 

La Namibie est d’abord reputee pour son grand parc national, Etosha, qui accueille sur l’equivalent de 5 departements francais a peu pres toutes les races animales que compte l’Afrique.

Autant je n’etais pas particulierement emballe a l’idee d’y aller, autant je me suis vite apercu qu’Etosha est bien mieux qu’un zoo geant. Car a Etosha, les animaux se meuvent dans leur espace naturel. Et ca fait toute la difference. C’est tres beau de voir une girafe marcher au loin (on dirait qu’elle se deplace au ralenti en dodelinant de la tete).

Le parc est amenage (notamment les lieux d’hebergement) pres des points d’eau, de telle sorte que les touristes puissent voir les animaux defiler pour boire. La, l’ordre est strict : les plus gros ont priorite (leopards, lions), et les plus petits attendent timidement derriere…

La Namibie est globalement un immense desert, qu’ils soit de sable a l’ouest (Namib, d’ou le nom du pays) ou de broussailles a l’est (Kalahari). Peu d’especes vegetales arrivent a subsister, donc. L’eau est l’element vital. Il n’est pas rare de voir des arbres dont les racines remontent a la surface pour chercher sur plusieurs metres la denree rare.

Pour les paysages, autant le dire tout de suite : je suis un peu decu. Les paysages sont certes souvent tres beaux, mais rarement a couper le souffle. L’une des principales destinations vantees par toutes les brochures sur la Namibie, le Sesriem Canyon (plus grandes dunes de sable au monde), frise l’attrape-touriste. Je soupconne les photographes de ces brochures de savoir parfaiement manier Photoshop et le grand angle!

Suite au prochain article…

Pablo, que tal con el frances? A lo menos, no te pierdas las fotos, que importan mas!

Publié par : gaudan75 | octobre 9, 2009

Windhoek

 

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Apres un voyage sans encombre et une nuit passee au Cap, voici Windhoek, capitale de la Namibie.

On dirait une ville mi-allemande, mi-Midwest americain, plantee en pleine Castille… Contrairement a ce qu on pourrait penser, c’est une ville tres fleurie, mais il faut dire qu’ici le printemps debute.

Un endroit tres agreable en tous cas.

Mais le vif du sujet commence demain, avec la decouverte des vrais paysages de Namibie. Comme je serai dans des endroits plus recules, pas sur que je puisse me connecter tous les jours… Le prochain article sera peut-etre dans deux semaines. Mais je ferai de mon mieux, en tous cas.

Publié par : gaudan75 | octobre 7, 2009

Programme!

8 octobre – 8 novembre 2009 : Afrique australe

9 novembre – 18 décembre 2009 : Amérique du Sud

19 décembre 2009 – 8 janvier 2010 : Australie

9 janvier – 21 janvier 2010 : Nouvelle-Zélande

22 janvier – 9 février 2010 : Japon

10 – 17 février 2010 : Vietnam

18 février – 31 mars 2010 : Chine et Népal

1er – 15 avril 2010: Péninsule arabique

16 avril 2010 : Paris…

Publié par : gaudan75 | octobre 4, 2009

Tour du monde… bientôt le départ !

Un avant-goût de l’Amérique du Sud (merci Xavier!)

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